Violence Conjugale - Halte-Femme Haute-Gatineau, Maniwaki

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Violence Conjugale

La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques, sexuelles, sociales, spirituelles et économiques.  
C’est un comportement contraignant où une personne exerce un contrôle sur une autre personne dans le but de la dominer et de parvenir à ses fins, donc, affirmer son pouvoir sur elle.

Saviez-vous que...

La violence conjugale est criminelle.....

La violence conjugale est un abus de pouvoir....


La violence conjugale est un problème social inacceptable...

La femme n'est jamais responsable de la violence....

La violence conjugale peut toucher tous les milieux socio-écono
mique, quel que soit le statut social, l'âge, le niveau de scolarité, la profession, l'origine ou la religion.


LES TYPES DE VIOLENCE


Violence verbale


Le conjoint l’insulte, utilise des propos dénigrants, hausse le ton, crie, utilise une voix suave, chuch
otements, sarcasmes, menaces directes ou indirectes, etc.
Par exemple : Si votre conjoint vous a déjà dit : «  Penses-tu que quelqu’un va te croire? »

Violence psychologique


Le conjoint la contrôle, lui fait des reproches, lui profère des menaces, la déconsidère, la harcèle, ou de l'indifférence, etc.
Par exemple : Si le conjoint vous a déjà dit : «  T’es ben chanceuse de m’avoir, il y a pas un  autre homme qui voudrait de toi! »

Violence économique


Le conjoint contrôle les finances du couple et celles de la femme, ou empêche celle-ci de travailler, etc.
Par exemple : Si jamais une femme a déjà dit : « J’ai jamais d’argent, même pas pour me payer un café! » ou « Je suis obligée de lui donner ma paye. »

Violence sociale


Le conjoint contrôle ses allées et venues, ses relations (famille, ami-e-s, etc.) l’isole, etc.
Par exemple : la femme évite ses activités habituelles.

Violence sexuelle


Le conjoint la harcèle sexuellement, lui fait des attouchements non désirés, la contraint à avoir des relations sexuelles, etc.
Cela peut inclure la transmission volontaire d’une infection du VIH, par le non-port du condom.

Violence physique


Le conjoint la bouscule, lui donne des coups de poing, des coups de pied, lui profère des menaces de mort, l’étrangle, la tue!...
Elle peut inclure de priver quelqu’un des nécessités de la vie (médicaments, nourriture, etc.)

Violence spirituelle


Elle a lieu lorsqu’une personne utilise des questions religieuses ou de spiritualité pour dominer une autre personne. Par exemple: Abandonner ou adopter une religion sous pression.
Par exemple : forcer la femme à adopter ou abandonner une croyance religieuse par pression


Problématique & Statistiques


Des faits troublants

Au Québec, en 2008 :

17 321 infractions ont été enregistrées par les corps policiers pour des actes criminels commis dans un contexte conjugal. De ce nombre, 14 242 étaient contre des femmes.
11 personnes ont été tuées dans un contexte de violence conjugale, dont 9 femmes.
27 personnes ont été victimes de tentative de meurtre, dont 23 femmes.
45% des agresseurs étaient le conjoint de la victime, 41% un ex-conjoint et 14% un ami intime.

Source : La criminalité dans un contexte conjugal - Statistiques 2008, ministère de la Sécurité publique.


LE CYCLE DE LA VIOLENCE


Le cycle de la violence traduit les quatre phases par lesquelles se perpétuent les gestes de violence.

Ces phases permettent de comprendre le cercle vicieux de la violence conjugale et d'identifier les comportements du conjoint à chaque étape du cycle ainsi que les conséquences pour les victimes.

Bien que le cycle de la violence demeure plus facilement identifiable lorsqu'il y a de la violence physique dans la relation, il s'applique également aux autres formes de violence, soit verbale, psychologique, sexuelle et économique.

Le cycle de la violence est en fait une dynamique relationnelle qui peut être complexe et subtile. L'intensité du cycle varie durant la vie d'un couple et d'un couple à l'autre.

La première phase: l'escalade de la tension


Dans la première phase, la tension du conjoint monte, ce qui crée un climat de peur et d'anxiété pour la victime. Dans cette phase, le conjoint utilise souvent de la violence verbale et psychologique. Ces attaques sont parfois considérées comme mineures par la conjointe qui croit faussement qu'elle pourra contrôler la situation.

La deuxième phase: l'explosion


La deuxième phase, généralement courte,
mais dévastatrice, se traduit par l'explosion du conjoint, c'est-à-dire par une agression, souvent physique.

Pendant cette période, la victime est en état de choc. Traumatisée, ses idées et ses sentiments sont confus: elle peut ressentir aussi bien de l'outrance et de la colère que de la honte.

La troisième phase: l'accalmie


À la troisième phase du cycle, l'agresseur tente de se justifier en expliquant les raisons de son acte.

De son côté, la victime, souvent de façon inconsciente, cherche des réponses aux gestes violents de son partenaire. Suite aux justifications de son conjoint, le doute et la culpabilité l’envahissent peu à peu.

La quatrième phase: la lune de miel ou la rémission


À la dernière phase, le conjoint agresseur s'excuse en promettant qu'il ne recommencera plus. Il peut alors redevenir gentil et charmant. À ce moment, l'espoir d'une relation saine renaît chez la femme.

Puis dans un autre moment imprévisible, la tension du conjoint remontrera, explosera, il se justifiera et demandera encore pardon à sa conjointe et ainsi de suite.

Il est à noter que la dernière phase est de durée variable et elle peut même être absente chez certains conjoints, qui ne semblent pas remarquer ou regretter leurs gestes violents.

Au fil du temps, la violence psychologique s'intensifie et la phase de tension augmente. Les agressions physiques deviennent de plus en plus graves et la phase de rémission de plus en plus courte.


Les conséquences de la violence conjugale   
                                                                             

Les conséquences physiques

  • Fractures ;

  • brûlures ;

  • cassures ;

  • dislocation ;

  • blessures à l’abdomen ;

  • fausse couche

  • etc.


Les blessures physiques sont généralement infligées aux femmes dans les endroits les moins visibles du corps.

Les conséquences psychologiques

  • La colère et confusion ;

  • La perte de l’estime de soi : dégradation de la personne, isolement, manque de valorisation ;

  • La peur : être surveillée, être tendue, dans un état d’alerte (cycle de la violence), continuellement méfiante, etc. ;

  • Des sentiments de honte, de culpabilité et d’impuissance ;

  • De la difficulté à dormir, angoisse et insomnie;

  • La crainte pour sa vie et pour les enfants.


Les conséquences socio-économiques

  • Absentéisme fréquent au travail ;

  • Perte de la concentration ;

  • La diminution du revenu ;

  • La perte de l’emploi ;

  • L’isolement social : de moins en moins de contacts avec ses amis-es, sa famille, ses collègues de travail, etc.


Aider une femme victime de violence conjugale

Si une femme de votre entourage vous confie qu'elle est victime d'une ou de plusieurs formes de violence, vous devez en premier lieu la croire et l'écouter attentivement en validant ses propos,
et ce, sans porter de jugements.

Au cours de votre conversation, transmettez-lui les messages suivants:

  • Elle n'est pas la cause de cette violence, donc elle n'est pas à blâmer ;

  • Il est impossible de modifier ou de changer les comportements violents de son conjoint ;

  • Les excuses et les promesses ne feront pas cesser la violence ;

  • La violence n'est pas une perte de contrôle, mais une prise de contrôle sur l'autre ;

  • L'agression envers la partenaire est un acte criminel ;

  • Répétez-lui qu'elle n'est pas seule dans cette situation et que la violence n'est jamais excusable ni acceptable.


Rappelez-vous que la sécurité de la femme et de ses enfants est la première chose à laquelle il faut penser. À cet effet, aidez-la à prévoir des mesures de sécurité pour elle et ses enfants.

Vous pouvez également lui procurer une liste d'organismes qui œuvrent auprès des femmes violentées (voir la liste des maisons membres de votre région) et discuter des choix qui s'offrent à elle.

•Trouvez des moyens de rester en contact avec elle. Vous pouvez également établir un code ou un signe qu'elle pourra utiliser en cas d'urgence ;
•En tout temps, respectez ses choix et donnez-lui du temps pour prendre des décisions ;
•Offrez vos services, par exemple pour garder ses enfants, la conduire chez un avocat, prendre un rendez-vous avec une intervenante en violence, etc.

Les femmes violentées ont besoin de notre appui et de nos encouragements. Cependant, certains conseils sont à éviter, tels que:

  • Lui dire quoi faire, quand partir ou ne pas partir ;

  • Lui dire de retourner avec son partenaire et de faire plus d'efforts ;

  • Lui dire de rester avec son conjoint pour le bien de ses enfants ;

  • Proposer de parler à son conjoint pour tenter d'arranger les choses.


Souvenez-vous que l'égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle permettant de prévenir et d'enrayer les violences faites aux femmes et aux enfants.

Source : Compilation de Santé Canada, de l'Institut Canadien de recherches sur les femmes et du YWCA.

SCÉNARIO DE PROTECTION

Un scénario de protection, dans un contexte de violence conjugale, vous aide à prévoir les gestes à faire afin d’assurer votre sécurité. Voici quelques consignes à suivre pour vous préparer dans différentes situations.

Si vous croyez que votre conjoint ou votre ex-conjoint peut devenir violent, vous pouvez faire un certain nombre de choses à l'avance

Préparez-vous à partir en prenant les mesures suivantes :

1. Gardez une valise, une boîte ou un sac là où vous pouvez y avoir accès rapidement et facilement. Autant que possible, vous devriez mettre dans ce contenant tous les objets suivants:

  • Un double des clés de l'appartement ou de la maison ainsi que de la voiture.

  • De l'argent comptant, en petites coupures et en monnaie, pour pouvoir prendre un taxi ou faire un appel téléphonique.

  • Vos documents d'identité : passeport, carte d'assurance sociale, certificats de naissance (le vôtre et ceux des enfants), dossier d'immigration, carte de citoyenneté, carte  de statut    d’autochtone.

  • Votre permis de conduire et une preuve d'immatriculation.

  • Votre carte d'assurance maladie et votre dossier d'immunisation ainsi que ceux de vos enfants.

  • Vos livrets de banque, chèques, cartes de crédit et vos documents concernant l’hypothèque ou d’autres prêts bancaires.

  • Votre bail, vos titres de propriété, vos ententes de partenariat ou d’affaires, vos reçus de paiement du loyer ou de l'hypothèque.

  • Votre carnet d'adresses.

  • Une photo de votre conjoint ou de votre ex-conjoint pour aider à l'identifier.

  • Une liste d'autres articles que vous pourrez revenir chercher plus tard.


2. Assurez-vous que votre sac à main, votre portefeuille, vos papiers d'identité, vos clés et autres articles d'urgence se trouvent à un endroit facile et rapide d’accès pour vous (et que vous seule connaissez cet endroit) au cas où vous auriez à quitter la maison rapidement.

3.Ouvrez un compte en banque séparé, à votre nom et faites envoyer les relevés bancaires à une autre adresse (un ami ou un membre de votre famille), de façon à ce que votre conjoint ne les voie pas.

4. Sachez combien d’argent il y a dans votre compte conjoint, au cas où vous auriez à en retirer la moitié rapidement.

5. Vous pouvez aider les enfants à se sauver en leur indiquant un lieu de rencontre où vous pourrez vous retrouver. Apprenez-leur le numéro de téléphone local du poste de police et dites-leur de composer le 9-1-1 en cas d’urgence (accidents, coups et blessures envers eux-mêmes ou votre personne ou s’ils se sentent en danger).

6. Revoyez et vérifiez votre plan de sécurité régulièrement.

Passez à l’acte. Préparez-vous.

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LIENS


Voici les liens sur la politique et du plan d'actions du gouvernement provincial en matière de violence conjugale:

www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Violence/Plan_d_action_2012-2017_version_francaise.pdf

www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Violence/Prevenir_depister_contrer_Politique_VC.pdf

S.O.S. violence conjugale, au numéro sans frais 1 800 363-9010
www.sosviolenceconjugale.ca


La Fédération des maisons d'hébergement pour femmes
http://www.fede.qc.ca/

C.A.L.A.C.S. Vallée-de-la-Gatineau
819-441-2111
calacsmaniwaki@bellnet.ca


Information sur le processus judiciaire criminel et accompagnement

Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), (1-866-532-2822)
CAVAC Maniwaki 819-441-0986

Pour les victimes, les conjoints violents et les enfants exposés

Centres de santé et de services sociaux (CSSS) 819-449-2387
www.msss.gouv.qc.ca/etablissement
s

Pour les conjoints violents

À cœur d’homme, au numéro
418 660-7799
www.acoeurdhomme.com


IMPACT Rivière Gatineau
819-449-3077

Pour de l’information sur la problématique

Institut national de santé publique du Québec
www.inspq.qc.ca



 
 
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